Mission
Donner une prise, pas une opinion
Nous travaillons pour qu’un enfant de dix ans sache quoi faire quand il ne sait pas si c’est vrai.
Les enfants grandissent au milieu d’images, de sons et de phrases fabriqués par des gens et par des machines. On leur apprend souvent à s’en méfier. La méfiance seule ne suffit pas.
Nous visons un réflexe utilisable. Chercher, douter, recouper, demander à quelqu’un. Quatre gestes, dans cet ordre, apprenables à neuf ans.
Ce réflexe s’installe par la fabrication. Un enfant qui a monté un film sait qu’on coupe. Un enfant qui a interviewé un adulte au micro sait qu’une citation se vérifie. Un enfant qui a piégé une machine sait qu’un ton assuré ne prouve rien.
Concrètement
Quatre engagements de travail
- Intervenir dans les écoles, en priorité dans les réseaux d’éducation prioritaire, avec des classes entières et jamais des groupes triés sur le volontariat.
- Faire produire aux enfants un objet réel à chaque cycle, publié et remis à l’école, pas un exercice qui reste dans un classeur.
- Mesurer ce que l’atelier change, par un test écrit court avant et après, comparé de façon anonyme, dont le résultat est remis à l’école même quand il déçoit.
- Laisser derrière nous de quoi continuer sans nous, par une formation courte des adultes de l’établissement et des supports qu’ils gardent.
Ce que nous ne faisons pas
Trois refus qui tiennent le reste
Nous ne faisons pas peur
Un atelier qui sort des enfants persuadés que la machine va détruire le monde a échoué.
Nous ne banalisons pas
Un atelier qui sort des enfants persuadés que c’est un outil neutre comme un crayon a échoué aussi.
Nous ne donnons pas la conclusion
Les phrases importantes de l’atelier sont prononcées par les enfants, notées au tableau, et lues devant leurs parents.